7 chiffres que tout manager de flotte de taxis devrait suivre chaque semaine

Par L'équipe Tomcabs
La plupart des managers de taxi connaissent leur chiffre d'affaires de la semaine. Beaucoup moins savent quel taxi l'a généré, combien d'heures il a fallu, ou ce qu'il restait après avoir payé le chauffeur.
Le chiffre d'affaires, c'est le titre. Ce n'est pas toute l'histoire. Une flotte peut afficher une bonne semaine alors qu'une voiture est restée à l'arrêt, qu'un chauffeur a travaillé deux fois plus d'heures pour le même résultat, et que les commissions grignotent la marge sans bruit.
Voici les sept chiffres que tout manager de flotte devrait regarder chaque semaine. Aucun ne demande un service financier. Il faut des données de shift propres et dix minutes le lundi matin.
Pourquoi chaque semaine
Les chiffres quotidiens sont trop bruyants. Un mardi calme ne veut rien dire. Les chiffres mensuels arrivent trop tard : quand vous remarquez qu'un taxi a sous-performé en mars, mars est déjà terminé.
Une semaine est assez longue pour lisser la météo et les événements ponctuels, et assez courte pour agir. Comparez chaque semaine à la précédente, puis à la même semaine de l'année passée quand vous aurez l'historique.
1. Chiffre d'affaires par taxi
CA par taxi = chiffre d'affaires total ÷ nombre de taxis actifs
Vos véhicules sont votre plus gros coût fixe. Chacun coûte une assurance, une licence, un financement ou un leasing et de l'entretien, qu'il roule ou non. Le CA par taxi vous dit à quel point chacun de ces actifs travaille.
Regardez l'écart, pas seulement la moyenne. Si votre flotte fait en moyenne 2 500 € par taxi et par semaine mais qu'une voiture plafonne à 1 400 €, c'est là qu'il faut creuser : mauvais planning de shifts, mauvaise association chauffeur-véhicule, ou une voiture qui passe trop de temps au garage.
2. Chiffre d'affaires par heure
CA par heure = chiffre d'affaires total ÷ heures de shift
Le CA par shift cache beaucoup de choses. Un shift de 12 heures à 300 € et un shift de 8 heures à 280 € se ressemblent. Rapportés à l'heure, c'est 25 € contre 35 €.
Le CA par heure est la façon la plus juste de comparer des chauffeurs, des jours et des créneaux. Il vous dit aussi quand vos voitures doivent être sur la route. Si le samedi soir rapporte nettement plus par heure que le mardi après-midi, votre planning doit le refléter.
3. Chiffre d'affaires par chauffeur
CA par chauffeur = chiffre d'affaires total ÷ nombre de chauffeurs actifs
Ce chiffre montre la contribution de chacun, et où un accompagnement ou un meilleur planning peut aider. Lisez-le toujours à côté du CA par heure. Un chauffeur avec un CA total plus bas mais un bon taux horaire travaille peut-être simplement moins d'heures, sans être moins performant.
Servez-vous-en pour ouvrir la discussion, pas pour établir un classement. L'objectif est de comprendre pourquoi les meilleures semaines arrivent, puis de les reproduire.
4. Kilomètres payés et non payés
Taux de km payés = kilomètres payés ÷ kilomètres totaux
Chaque kilomètre coûte du carburant ou de l'énergie, des pneus et de l'usure. Seuls certains rapportent de l'argent. Les autres se font à vide : retour de l'aéroport, recherche d'un client, retour au dépôt.
Votre taximètre compte les deux. Comparez-les chaque semaine. Un taux de km payés qui baisse signifie plus de trajets à vide pour le même chiffre d'affaires. C'est souvent le signe d'un mauvais positionnement, de trop de voitures aux heures creuses, ou de longs retours à vide après les courses vers l'aéroport.
5. Taux de commission
Taux de commission = rémunération des chauffeurs ÷ chiffre d'affaires
Pour la plupart des flottes, la rémunération des chauffeurs est le premier coût variable. Pourcentage fixe, taux par paliers ou formule mixte : le taux réel dérive toujours. Arrangements particuliers, partage des frais, ajustements de cash et primes finissent par peser.
Suivez le taux réel sur toute la flotte, pas seulement celui écrit dans le contrat. S'il augmente alors que le chiffre d'affaires stagne, votre marge se réduit, et mieux vaut comprendre pourquoi avant la fin du trimestre.
6. Immobilisation des véhicules
Immobilisation = jours sans activité d'un taxi ÷ jours de la période
Un taxi qui ne sort pas du garage coûte quand même de l'argent. L'immobilisation vient de l'entretien, d'un sinistre, d'un contrôle technique, d'un chauffeur absent ou d'un simple trou dans le planning.
Comptez les jours d'inactivité par taxi chaque semaine. Un jour, c'est normal. Deux ou trois, semaine après semaine, c'est soit un problème de véhicule, soit un problème d'effectif. Les deux se règlent une fois qu'on les voit.
7. Contribution nette par taxi
Contribution nette par taxi = chiffre d'affaires − rémunération des chauffeurs − coûts directs du taxi
C'est le chiffre qui relie tous les autres : ce qu'une voiture a rapporté, moins ce que vous avez payé à ses chauffeurs, moins le carburant, les lavages, les péages et les autres frais enregistrés sur ses shifts.
Il répond à la question la plus importante. Une fois les coûts directs payés, combien chaque voiture rapporte-t-elle vraiment à la société ? C'est cet argent qui paie l'assurance, le leasing et la licence, et qui devient ensuite votre bénéfice.
Un taxi avec un gros chiffre d'affaires et une faible contribution nette est un signal d'alerte. Tout comme un taxi rentable mais souvent à l'arrêt : il gagne de l'argent quand il roule, il ne roule simplement pas assez.
Une routine de dix minutes le lundi
- Ouvrez les chiffres de la semaine passée à côté de ceux de la semaine précédente.
- Vérifiez le CA par taxi et l'immobilisation. Une voiture est-elle sous la moyenne, ou à l'arrêt depuis deux jours ou plus ?
- Vérifiez le CA par heure selon les jours. Vos voitures roulent-elles quand l'argent est là ?
- Vérifiez le taux de commission. Est-il là où vous l'attendez ?
- Regardez la contribution nette par taxi, et choisissez une seule chose à changer cette semaine.
C'est tout. De petits contrôles réguliers valent mieux qu'une grosse revue de tableur en fin de trimestre.
D'où viennent les chiffres
Les sept dépendent de la même chose : chaque shift enregistré au complet. Heures de début et de fin, kilomètres, compteurs du taximètre, courses, moyens de paiement, frais et part du chauffeur. Quand l'un de ces éléments manque, tous les chiffres qui en dépendent sont faux.
C'est précisément ce pour quoi Tomcabs a été conçu. Les chauffeurs enregistrent leurs shifts depuis leur téléphone. La page Performance en tire le CA par taxi, par chauffeur, par heure et par shift, affiche les jours d'inactivité de chaque véhicule et compare chaque chiffre à la période précédente. Les paiements des chauffeurs sont calculés à partir des mêmes données, pour que commissions et chiffre d'affaires net viennent d'une seule source fiable.
Si vous enregistrez les compteurs du taximètre dans Tomcabs, vous avez aussi tout ce qu'il faut pour le taux de kilomètres payés. Les coûts fixes comme l'assurance et le leasing restent généralement dans votre comptabilité : combinez-les avec le chiffre d'affaires net pour avoir la vue complète par taxi.
Questions fréquentes
Quels indicateurs un manager de flotte de taxis doit-il suivre ?
Sept chiffres donnent une vue complète de la flotte chaque semaine : CA par taxi, CA par heure, CA par chauffeur, kilomètres payés et non payés, taux de commission, immobilisation des véhicules et contribution nette par taxi.
Pourquoi suivre la performance d'une flotte de taxis chaque semaine plutôt que chaque mois ?
Les chiffres quotidiens sont trop bruyants et les chiffres mensuels arrivent trop tard pour agir. Une semaine lisse la météo et les événements ponctuels tout en laissant le temps de corriger le planning, les véhicules ou l'effectif.
Comment calculer la contribution nette d'un taxi ?
Prenez le chiffre d'affaires généré par le taxi, retirez la rémunération de ses chauffeurs, puis les coûts directs enregistrés sur ses shifts, comme le carburant, les lavages et les péages. Les coûts fixes comme l'assurance et le leasing sont ensuite couverts par cette contribution.
Comment mesurer les kilomètres payés et non payés d'un taxi ?
Divisez les kilomètres payés enregistrés par le taximètre par les kilomètres totaux parcourus sur la même période. Un taux en baisse signifie plus de trajets à vide pour le même chiffre d'affaires.